Médée fait ses courses

PRÉSENTATION

Durée : 1h20

Résumé

Comme à l’époque antique, cette Médée contemporaine erre dans un monde pensé par les hommes.

Harcelée par un mari et une mère aux comportements pervers, elle est considérée comme une ratée.

Au fil de cette comédie on découvre le carcan social qui pousse les personnages à vivre tel des automates emportés par le vent de la technologie.

Si Médée est anormale, c’est qu’elle ne se résout pas à renoncer à la liberté.

L’équipe

Mise en scène : Laetitia Leterrier

Avec : Floriane Jourdain, Anne-dorothée Lebard, Thomas Grascoeur et Touve R. Ratovonndrahety

Scénographie, costumes, lumières : Mélodie Alves et Marin Peylet

Musique : Touve R. Ratovonndrahety

Chorégraphie : Sylvia-Maria Alves

Contraintes techniques

Descriptif scénographique : trois boites contenant chacun des personnages d’une hauteur de deux mètres.

Dimension minimum de la scène : 6m/4m

Pour la dimension musicale : un piano droit dans la salle est l’idéal

Représentations

En avril

Tous les vendredis à 21h et les dimanches à 19h

En mai

Les vendredis 2 et 9 à 21h

à la Comédie Nation – 77, rue de Montreuil – Paris 11e

http://www.comedienation.fr – 09 52 44 06 57

Le texte – extrait

JASON                Médée ?

MÉDÉE               Oui ?

JASON                Médée ?

MÉDÉE               Oui ?

JASON                Les gosses ! Ils sont où?

MÉDÉE               J’en ai marre de ce désordre !

JASON                Les gosses ne sont pas là !

MÉDÉE               Quoi ?

JASON                Je te dis qu’ils ne sont pas là ! Ils ne sont pas dans leur chambre !

MÉDÉE               C’est prêt, on peut dîner !

JASON                Ils sont où ?

MÉDÉE               J’en sais rien !

JASON                Comment ça, t’en sais rien ?

MÉDÉE               Non, j’en sais rien ! Comment veux-tu que je le sache ?

JASON                C’est incroyable, ça ! Absolument incroyable !

MÉDÉE               C’est vraiment dégueulasse, la bière !

JASON                Tu les as encore parqués chez ta mère ?

MÉDÉE               Ca fuit. Faudrait réparer.

JASON                Mais ils sont où, là ? Ils sont où ?

MÉDÉE               Puisque je te dis que j’en sais rien ! En tout cas ils ne sont pas chez ma mère.

Note d’intention de l’auteur

Le Mythe

Voici plusieurs années, j’ai fait une communication lors d’un colloque sur « psychanalyse et théâtre » au Théâtre des Amandiers. Mon thème était Médée, mythe du 21° siècle. En partant de plusieurs romans récents écrits par de jeunes femmes, j’y développais l’idée que si Œdipe avait été, grâce à Freud, le mythe du 2Oè siècle, celui de Médée me semblait avoir pris la suite. Les mythes grecs font partie du socle de la civilisation européenne et resteront vivants aussi longtemps qu’elle, mais tel ou tel d’entre eux nous parle particulièrement selon les changements de société. Dans les romans à succès que j’avais lus et analysés, ce nom de Médée apparaissait soudain au détour d’une page.

Ce mythe me paraissait si actuel en raison de l’évolution du rôle des femmes. Dans les romans en question, Médée était évoquée à propos d’avortements et de fausses couches ou de simples difficultés à se sentir mère, aussi bien que d’infanticides. « Un enfant quand je veux si je veux » : qu’un enfant doive être aujourd’hui désiré fait pencher encore plus du côté de la culpabilité ce pouvoir de vie et de mort conféré par la maternité. Je veux avoir une carrière, m’épanouir dans mon travail, je veux donc un enfant, deux enfants, pas plus, cet enfant-là ou ces enfants-là, ou même aucun. Le changement est énorme. On tait combien il peut être lourd à porter, pour les mères comme pour leurs enfants.

Notre époque

La surpopulation, en grande partie à l’origine du problème écologique, devrait déculpabiliser les femmes qui optent pour le « no kid », comme on dit en employant l’ anglais quand un problème est embarrassant. Mais justement on en parle très peu, sans doute parce que cela fait peur. Pendant toute l’histoire de l’humanité, faire des enfants garantissait la pérennité de l’espèce, alors qu’aujourd’hui, cela contribue à la mettre en danger. Chaque fois que se produit une de ces catastrophes naturelles qui semblent se multiplier, le fait que nous en demandions trop à notre mère la terre et que, peut-être, elle proteste ou se venge d’être aussi brutalement exploitée s’exprime d’une manière ou d’une autre.

A mesure que dans nos pays développés les femmes font moins d’enfants, on leur en demande toujours davantage. Les mères ne sont jamais assez bonnes, assez présentes, assez sacrificielles – comme si on voulait leur faire payer de n’être plus submergées par le nombre d’enfants. Aux USA en particulier, l’idée d’une « maternité totale » dans laquelle la mère ne se sépare pratiquement jamais de l’enfant, le nourrit à la demande et le prend dans son lit la nuit, est très à la mode et voisine avec le mouvement « no kid », qu’elle contribue à susciter.

Cette tentative de réesclavagiser la maternité fait bien l’affaire des marchands du temple. J’observe depuis des années, avec un amusement mêlé d’inquiétude, l’évolution de la poussette pour enfants, autrefois très légère et maniable, comme une mini chaise longue à roulettes, et qui ressemble de plus en plus à un char d’assaut. Il ne suffit plus de se déplacer avec un bébé, une couverture et un biberon ; les jeunes parents, pour la moindre promenade, entassent dans leur voiture un équipement digne d’un déménagement. La question de la maternité est donc aujourd’hui étroitement liée à l’épanouissement de la société de consommation – bien plus qu’à celui des femmes…

A mesure que les gens font moins d’enfants, « les vieux » sont de plus en plus nombreux. On les culpabilisent aussi : quand ils travaillent encore, ils prennent le boulot des jeunes, et quand ils ne travaillent plus, ils coûtent trop cher en cotisations. On les garde en vie de plus en plus longtemps, dans un état souvent lamentable et sans leur demander leur avis ; ce qu’on leur reproche c’est précisément de ne plus être jeunes ; ils prennent trop de place et ces ruines sont une ruine.

L’histoire

J’ai donc eu l’idée d’écrire une pièce sur le thème de Médée, comme cela m’avait été suggéré par des participants à l’issue du colloque dont j’ai parlé plus haut. Il y a toutes sortes de Médée ; le personnage est aujourd’hui une icône des féministes. La mienne fait ce qu’elle peut et a bien du mal : c’est une femme comme les autres. Elle est prise en sandwich entre ses enfants et sa mère, et même en danger d’être écrasée par eux, car elle est fragile. Quand à Jason, accaparé par la lutte pour la vie qu’est le travail salarié, il n’a guère, malgré sa bonne volonté, l’énergie ni la capacité de comprendre sa femme. Il croit que si elle n’est pas contente, c’est parce qu’il ne gagne pas davantage d’argent pour qu’elle achète, au Centre commercial voisin de la tour qu’ils habitent en banlieue, davantage de choses inutiles.

En proie à un vide qu’elle ne s’explique pas, Médée erre au Centre commercial où la débauche de produits l’angoisse encore un peu plus, car elle n’y trouve évidemment pas ce qu’elle cherche. Elle-même égarée, elle y « oublie » ses enfants qui, dans cette gigantesque usine à acheter, ne sont plus que des objets comme les autres. Pour la quête d’un téléphone portable dernier modèle, qui d’ailleurs ne marche pas très bien…

Jason, d’autant plus qu’il est tenté d’aller voir ailleurs, sait très bien faire le mari pour lui reprocher son « crime », consistant à avoir pensé, pendant quelques heures, à elle d’abord. Sa mère Asterodia, de son côté, lui reproche de la pousser dans la vieillesse, tandis que Médée la soupçonne de vouloir lui voler ses enfants pour rester jeune à sa place. Robert, l’ami de la mère, se sent alors délaissé et en profite pour se livrer à des achats compulsifs sur internet…

J’ai pris le contrepied du mythe pour faire une comédie de « Médée fait ses courses ». D’abord parce que, bien que je ne les prenne nullement pour des saintes, j’en ai assez de voir les façons, toujours plus astucieuses, qu’on a de taper sur la tête des femmes pour la leur remettre sous l’eau, dès qu’elles tentent de l’en sortir. Mais aussi parce qu’aujourd’hui, nous évacuons à toute force la tragédie de nos vies – ces objets superflus, c’est quand même à cela qu’ils servent, n’est-ce pas ?

Note d’intention de mise en scène

Dramaturgie

La domestication de l’homme contemporain

dans une société qui ne veut pas de mouton noir.

Médée, c’est la barbare, la sauvage, la sorcière à l’époque antique… à présent c’est la mal domestiquée, l’inadaptée, la folle, celle qui a des bugs dans le manège sociale. Elle fait tout pour « être normale » mais rien n’y fait, elle est une ratée, elle est en errance dans un monde pensé par les hommes et où elle n’a pas trouvé de place.

« La femme est le prolétaire de l’homme » – Proudhon

Considérée comme mauvaise mère, mauvaise ménagère, mauvaise fille, elle est l’anormale, une sorte de sauvage de notre temps.

Dans cette histoire on découvre Médée sous les yeux de son entourage. C’est une ratée au quotidien mais là ce qu’elle vient de faire dépasse l’entendement, tout le monde l’accuse d’une grande faute et pourtant…

Pourtant au fil de l’histoire on se rend compte que ce n’est peut être pas Médée qui est anormale, peut être qu’elle est normale et que ce sont les autres qui sous leur semblant de normalité ont abandonné ce que Médée ne peut se résoudre de perdre… La liberté.

C’est peut être le monde dans lequel Médée, Jason et Astérodïa vivent qui est finalement barbare, sauvage et ensorcelé. C’est peut être tout à fait sain de ne pas vouloir vivre tel des automates portés par le vent de la technologie.

Mise en scène

La mise en scène s’attache à montrer le masque de la normalité sous lequel tous les personnages se cachent plus ou moins bien, de montrer combien ce masque déforme la vérité des êtres. Elle mettra en relief également les moments où les personnages se libèreront du masque et pourront enfin se regarder, se parler, se rencontrer et fort de cela se libérer de l’entrave du monde moderne.

Lorsque les personnages s’animent avec le masque, ils se parleront vers le quatrième mur comme coupés de la relation à l’autre, comme virtuels et d’autres fois ils sortiront de cette prison de l’être pour prendre vie.

La scénographie sera évolutive, tissée tout à la fois du décor, de la lumière et du son. Au départ c’est un espace grillagé où les personnages sont séparés par des zones d’ombres comme posés sur scènes tel des mannequins des vitrines de magasins de mode. A la fin, l’espace est unique dans un environnement quotidien. Tout au long de cette évolution la musique vient habiter dramatiquement l’espace des mots et des émotions.

L’équipe artistique

Catherine Rihoit, auteur

Catherine Rihoit a vingt-sept ans lorsqu’elle publie son premier roman, Portrait de Gabriel. L’accueil de la critique est favorable, mais le public ne la connaît pas encore. Le succès vient avec son deuxième livre, Le bal des débutantes, pour lequel elle reçoit le Prix des Deux-Magots. « Je vivais en province, et j’élevais seule mon enfant. » C’est donc ignorante du microcosme littéraire parisien et en toute décontraction qu’elle se rend à « Apostrophes », une émission dont elle a à peine entendu parler. Elle y fait une prestation entrecoupée de fous rires. Cela plaît. Et de quatre cents exemplaires par semaine, la vente de son livre décuple. « C’est vraiment Bernard Pivot qui m’a fait démarrer. » Devenue professeur de linguistique à la Sorbonne et depuis peu auteur à succès, la jeune femme voit son quotidien totalement chamboulé. « J’ai à la fois bien et mal vécu ce bouleversement. D’un côté, je réalisais un rêve, celui d’écrire et d’être éditée par Gallimard. D’un autre, je me suis retrouvée avec plein d’ennemis, des rumeurs qui couraient sur moi. Et ce fut très violent. J’ai fait une dépression, que j’ai tenté de masquer. Puis j’ai commencé un nouveau récit, Le triomphe de l’amour, dans lequel je racontais l’histoire d’une dynastie de la presse. Cette fois, il y a eu un déchaînement très fort des médias contre moi. » Quelque chose en elle se casse. Catherine Rihoit publie encore deux ouvrages, mais ce n’est plus pareil. « J’avais perdu le goût du romanesque, et j’avais peur de me répéter », se souvient-elle.

Pour elle, un cycle se termine, une page se tourne. Elle se coupe du monde littéraire, déserte La Closerie des lilas, son quartier général, et migre dans le treizième arrondissement où elle déniche l’appartement qu’elle habite aujourd’hui. Elle fait alors du journalisme, travaille pour Paris Match, Marie-Claire, F Magazine. Signe des biographies de personnes aussi différentes que Brigitte Bardot et Thérèse de Lisieux. « Il n’y a pas de liens entre elles mais je voulais simplement tenter de comprendre les grands mythes féminins. »

C’est durant cette période qu’elle écrit sa première pièce de théâtre Kidnapping, une pièce en trois actes mis en scène par Etienne Bierry au Théâtre de Poche-Montparnasse en 1985.

Elle revient au roman en 1999 avec La dame aux loups, la rencontre entre un homme et une femme, tous deux habités par un certain passé. « J’avais envie de considérer les rapports entre les hommes et les femmes d’une autre manière et de porter un regard différent sur le monde masculin. » Ce roman a réconcilié Catherine Rihoit avec la fiction.

Extrait de l’article de presse de Pascale Frey, en savoir plus sur L’express Culture.

Biographie

  • Autrement, ailleurs : poèmes, R. Viel, Paris, 1977
  • Le Bal des débutantes, Gallimard, 1978,
  • Les Abîmes du cœur, Gallimard, 1980
  • Histoire de Jeanne transsexuelle, Mazarine, 1980
  • Les Petites Annonces, 1981
  • La Nuit de Varennes ou l’Impossible n’est pas français, Ramsay, 1982
  • La Favorite, Gallimard, 1983
  • Triomphe de l’amour, Gallimard, 1983
  • Tentation, 1983
  • Regards de femmes, Presses de la Renaissance, 1984
  • Kidnapping, pièce en trois actes, 1984
  • Soleil, Gallimard, 1985
  • Brigitte Bardot, un mythe français, Olivier Orban, 1986
  • Retour à Cythère, 1988
  • La Petite Princesse de Dieu, une biographie de Thérèse de Lisieux, Plon, 1992
  • La Dame au loup, Stock, 1999
  • La Chambre de feu, 2002
  • Les Maîtres du sens : Bergman, Fassbinder, Lynch, Pasolini, Visconti et quelques autres…, Séguier, 2005
  • J’ai vu : L’extraordinaire histoire de Bernadette Soubirous, Plon, 2009

Laetitia Leterrier, mise en scène

Elle découvre le théâtre à 13 ans. Durant sa formation de comédienne elle rencontre Jean-Claude Nieto. Elle suit son enseignement, devient son assistante et débute sa formation de metteur en scène.

Elle participe à l’écriture de scénarios, réalise des adaptations théâtrales et développe une activité pédagogique importante. En été 2008, elle met en place et coordonne avec la Comédie Nation un festival de théâtre, musique et peinture.

Parmi la quinzaine de ses mises en scène, et créations, on peut citer :

Topaze de Marcel Pagnol (ANPE spectacle et Centre Culturel La Jonquière, Paris, 2001) – Un homme ordinaire pour 4 femmes particulières de Slimane Benaïssa (Centre Social à Chatenay Malabry, Studio Pathé Albatros à Montreuil, 2003 – 2004) – La demande en mariage, L’ours d’Anton Tchekhov (Bois de Vincennes, 2005) – Un Caprice d’Alfred de Musset, La Musica deuxième de Marguerite Duras (Théâtre Studio 77 à Paris, 2008) – Et Dieu oublia le Prince Charmant d’Eve Laudenback (Festival d’Avignon 2009, Festival du Soleil plein la Scène 2008, Paris, Rueil Malmaison et Vigneux sur Seine, 2009-2008) – Le Misanthrope (Comédien Nation 2011-2014, Festival d’Avignon 2013-2014).

Mélodie Alves, scénographie et costumes

Attirée très jeune par l’art et la création, elle débute sa formation artistique par un DMA Costumier-Réalisateur.

Sa soif d’apprendre et sa conviction selon laquelle il faut être polyvalent pour être complet, l’ont poussée vers d’autres apprentissages, comme l’accessoire (chapeaux, plumes, broderies et fleurs artificielles) mais aussi la lumière et la scénographie. En effet, depuis maintenant 6 mois, elle est assistante de régie au théâtre de la Comédie Nation (Paris 11) où elle apprend les bases de la lumière et du son.

Cette ouverture et polyvalence dont elle fait preuve, lui donnent la possibilité d’entrecroiser ses savoirs. Sur l’ensemble des domaines qu’elle a développé, chacun est un appui pour mieux créer et construire ses projets, et ainsi mettre en valeur le discours et l’intention des équipes artistiques.

Touve R.Ratovondrahety, compositeur et interprète

Premier prix d’ orgue, est pianiste titulaire du corps du ballet de l’ Opéra de Paris. Il est aussi titulaire des Grandes Orgues classées monument historique de Sainte-Cécile à Paris. Ses concerts sont à base d’improvisations allant du blues, de la musique ethnique, du rock au style classique, les Hot Piano Fantasies.

Il a joué en Arabie Saoudite, à Prague, au Pakistan, en Finland, en Italie, au Maroc, au Portugal, en Suisse, en Grèce. Il participe aux tournées mondiales de l’ Opéra de Paris : USA, Australie, Chine, Japon, Brézil. En Août 2013, il part à Buenos Aires pour une création de musique de ballet.

Actuellement, il a enregistré 14 Albums dans différents types de musiques, en solo ou en groupe (édités chez Sony, Studio SM et Musicbytouve).

Il a fait une tournée européenne avec Jacques Weber comme acteur-musicien, il a participé dans un film avec Valérie Lemercier et dans le clip d’anniversaire de Fr3.

Compositeur pour films dont « Dixit » de Leslie Villiaume, présenté au festival de Cannes en 2012, une de ses œuvres pour choeur et orchestre vient d’être jouée en Octobre 2012 au festival international La Giornate del Cinema Muto de Pordenone (Italie) pour le film « La Passion de Jeanne d’ Arc » de Th.C. Dreyer.

Il a enregistré pour Gaumont l’intégrale de l’œuvre pour piano de Louis Rabeaud accompagnant le film « Le Miracle des loups » de Raymond Bernard (sortie DVD-Collection Prestige Gaumont, Novembre 2012).

Floriane Jourdain, Médée

Diplômée des conservatoires de Toulon et d’Avignon en art dramatique et chant lyrique, elle termine ses études de littérature américaine avant de se consacrer exclusivement au théâtre et au chant. En tant que chanteuse, elle passe du Jazz au Rock, se produit dans des opérettes (Les Divas, mise en scène de Béatrix Tarquini ) et en récital.

Au théâtre, elle participe à des lectures dramatiques avec la compagnie Mozaïc 5. Elle a interprété des rôles lyriques (Le journal d’un fou, mise en scène d’Andonis Vouyoucas ), des rôles appartenant au répertoire classique (Racine, Molière, Shakespeare) mais aussi contemporain. Elle incarne le rôle titre de Bérénice et celui de Mlle Else dans les mises en scène de Jean-Claude Nieto. Elle est également la Célimène du Misanthrope mis en scène par Laetitia Leterrier.

Anne-Dorothée Lebard, Astérodïa

Déjà, à l’âge de 8 ans, elle s’essayait à monter et à jouer les plus grands classiques : Tchekhov, Molière… Plus tard, toujours aussi passionnée, elle se forme à l’école Florent, en classe libre. Elle joue à Paris, Avignon et en Suisse, où elle travaille plusieurs années avec le théâtre du Pilier.

Puis pendant 14 ans, elle sillonne les routes d’Ile-de-France et de province avec des compagnies pour enfants comme le Théâtre Plume, le Paraph’théâtre, le Castel Rialto ou le théâtre de Berlingot avec lequel elle est également chanteuse et marionnettiste. En parallèle, elle continue de jouer les classiques tels que Molière, Corneille et Shakespeare ; elle interprète plusieurs rôles à la télévision et dans des courts métrages. Elle est également l’Arsinoé du Misanthrope mis en scène par Laetitia Leterrier, rôle pour lequel elle a reçu un p’tits Molières en 2013.

Thomas Grascoeur, Jason

Après une formation d’ingénieur, c’est par la technique que Thomas Grascoeur se rapproche du spectacle vivant. Il suit une formation en direction technique à l’ENSATT puis travaille à la conception et l’installation des équipements techniques de la Gaité Lyrique. En parallèle, il rejoint les cours Florent, en classe libre.

Au théâtre, il a joué des classiques (Rostand, Molière, Brecht), des drames romantiques (Rainer Maria Rilke), des opérettes (Labiche), des textes contemporains (Fausto Paravidino, Jacques Viallebesset). Au cinéma, il apparaît dans Télé Gaucho, les Crapuleuses, Dixit, Boomerang, Public Bitche. Il est également l’Oronte et le marquis Acaste du Misanthrope mis en scène par Laetitia Leterrier.

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Une réflexion sur “Médée fait ses courses

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